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Campagne Panafricaine : Nous Sommes la Solution (NSS)

Nous sommes la solution (NSS) est une campagne panafricaine qui vise à promouvoir la souveraineté alimentaire dans les pays d’Afrique de l’Ouest membre que sont : le Burkina, le Mali, la Guinée, le Ghana et le Sénégal.

Au Burkina, Faso, la campagne qui est devenue un mouvement est portée par deux structures d’envergure nationale et sous régionale que sont la FENOP (Fédération Nationale des organisations paysannes) et le RESACIFROAT (Réseau d’Appui à la Citoyenneté des Femmes Rurales d’Afrique de l’Ouest et du Tchad). Mme OUOBA Rosalie, présidente du RESACIFROAT est la coordinatrice de la campagne au Burkina Faso.

L’objectif global de la campagne est de :
• Promouvoir les bonnes pratiques et savoirs qui sont connus et transmis pendant des générations en Afrique (agro écologie, conservation des semences) et qui ont préservé la souveraineté alimentaire sur le continent ;
• Influencer les décideurs et promouvoir une meilleure gouvernance ;
• Valoriser la production de l’agriculture familiale.

La campagne vise à doter les femmes rurales de techniques rurales et d’outils pour s’assurer que leurs voix soient entendues et leurs préoccupations prises en compte de telle sorte qu’elles puissent participer efficacement à la campagne globale « nous sommes la solution » menée initialement avec les fédérations de producteurs d’Afrique.

Elle vise aussi à doter les associations de femmes rurales des qualifications nécessaires pour améliorer, favoriser et partager leurs connaissances agricoles traditionnelles et les promouvoir comme alternative face aux méthodes de la nouvelle révolution verte. En fait c’est une lutte contre les engrais chimiques et les pesticides…
La FENOP et le RESACIFROAT, ont organisé une session de formation en Agriculture écologique au profit de Vingt cinq producteurs et/rices agricoles à Bobo-Dioulasso et Dandé.

Le but ultime de la formation est de permettre aux participant(e)s de pouvoir diffuser et mettre en application les pratiques et techniques de production agricoles écologiques. Pour que ce but soit atteint à la fin de la formation, les différents thèmes ont été abordés de façon participative et concrète par des travaux pratiques. Cela a favorisé une meilleure compréhension des pratiques enseignées.

Par ailleurs, au démarrage de la formation, il a été procédé à la projection d’un film intitulé : « les graines de la liberté » qui permit l’expression des participant(e)s et surtout de faire comprendre aux femmes et hommes de l’agriculture l’importance des semences dans leur activité car « l’agriculteur qui maitrise ses semences peut assurer la souveraineté alimentaire et aussi la sécurité alimentaire »,ensuite, une évaluation participative de la compréhension de la session de formation ainsi que des attentes de chacun(e) des participant(e)s a été fait. Puis les thèmes ont été abordés avec des méthodes spécifiques.

Une sortie terrain a été effectuée à Dandé, localité située à 60 km de bobo, où les femmes de l’Union Lolo de cette localité, ont mis en place un jardin école en vue d’y apprendre les techniques modernes de l’agro écologie et de permettre à d’autres personnes de venir s’y former. Le but de cette sortie était de mettre en application les leçons apprises les jours précédents et surtout fabriquer du compost. Ainsi, deux types de compost ont été produits : du compost liquide et solide.

Au cours de cette sortie terrain un bio pesticide à base de feuilles de neem, de piment et d’oignon a été fabriqué sur place. Le but était de permettre aux femmes de Dandé (qui travaillent sur le site maraîcher) n’ayant pas pu participer à la formation à Bobo, de connaitre la fabrication d’un bio-pesticide au moins.

Adjaratou DEME/SANGARE

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