Accueil > Actualités > LES FEMMES RURALES D’AFRIQUE DE L’OUEST A LA RECHERCHE DE LA (...)

LES FEMMES RURALES D’AFRIQUE DE L’OUEST A LA RECHERCHE DE LA PAIX

La sous-région ouest africaine connaît un regain de violences qui affectent dangereusement le développement tant économique que social. Les populations des zones en conflit souffrent des effets de la crise mais ce sont en général, les femmes et les enfants qui en payent le plus lourd tribut. Conscient du phénomène, le Réseau d’Appui à la Citoyenneté des Femmes Rurales d’Afrique de l’Ouest et du Tchad (RESACIFROAT), grâce à l’appui financier de URGENT ACTION FUND, a initié un atelier d’information / formation à l’intention des femmes rurales ouest africaines sur le thème « Femmes Rurales ensemble pour la Paix au Sahel ». Regroupant une vingtaine de femmes venues de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Niger, du Mali et du Sénégal, l’atelier a permis aux participant(e)s de s’informer sur les situations de conflits dans la zone sahélienne, d’analyser les conséquences des conflits, d’analyser la place et le rôle de la femme rurale dans la gestion des conflits et la culture de la paix. Elles ont également pu renforcer leurs capacités de négociation et de médiation et surtout d’élaborer des stratégies et des programmes d’actions pour impliquer leurs structures dans le processus de positionnement des femmes rurales pour la paix au Sahel.
L’atelier, animé par deux représentants de GENOVICO et la présidente du RESACIFROAT et capitalisé par PERFORMANCES fut très apprécié par les participantes. Des communications du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Burkina ont été faites et les femmes ont pris la ferme résolution de s’impliquer davantage dans les instances de médiation et de négociation des conflits.
La situation du Nord Mali a particulièrement retenu l’attention des femmes car elles ont reçu des témoignages poignants qui leur ont permis de mesurer l’ampleur du problème
Le cas de la Casamance (en guerre depuis près de trente ans) présenté par la Présidente de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance, a suscité l’intérêt des femmes à s’imposer comme partie prenante aux négociations et à développer des stratégies de plaidoyer pour la promotion de la paix.
Elles ont commémoré, le 21 septembre, la journée internationale de la paix en présence de Mme la Ministre de la Promotion de la Femme du Burkina Faso qui a honoré de sa présence la cérémonie et qui a dit sa satisfaction quant au choix du thème et la période de la tenue de l’atelier car la paix est un bien communautaire très précieux qui doit être recherchée et préservée. Elle a prôné la promotion de la non violence, la communication et le dialogue et a exhorté les femmes à œuvrer pour la restauration de la paix. Elle a également rassuré de la disponibilité de son département à apporter son soutien dans toutes les activités des femmes rurales.
Les femmes, pour la plupart, membres de l’Union des Femmes Rurales d’Afrique de l’Ouest et du Tchad (UFROAT) ont, à cette occasion, déclaré leur engagement à s’impliquer dans la culture de la paix et la résolution des conflits dans leurs différents pays et à se positionner comme structure d’appui à la médiation et la négociation dans les crises. Elles ont souhaité que la Ministre informe le Médiateur de la CEDEAO pour la crise au Mali pour les associer aux structures de négociation.